Maisons des Chéroy


 
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 Du passé vers un riant avenir

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Caerellyn

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MessageSujet: Du passé vers un riant avenir   Ven 13 Jan - 14:22

Caerellyn se trouvait à Dunois, la demeure de son oncle Alexandre.
Jambes repliées sous son séant, jupe de sa robe formant corolle rubis autour d'elle, elle était installée confortablement dans un fauteuil couvert de soie safran.

Tête appuyée sur le dossier et yeux clos, elle croyait encore tout juste à cet heureux conte de fée qui lui était arrivé. Bien être et sérénité l’importèrent vers ses souvenirs.

A peine arrivée en Armaganc, elle avait fait connaissance de Clémence de Chéroy. Elles avaient beaucoup travaillé ensemble, Cae apprenait beaucoup d’elle qui lui faisait confiance. Clémence était noble et elle, n’était rien, qu’une simple très jeune femme éprise de connaissances et aimant le travail dans l’ombre.

Clémence était partie, loin, là-haut dans la capitale pour épouser Hugues de Carpadant de Plantagenêt. Elle avait été mise de suite dans la confidence et, elles avaient rient et avaient fait des projets pour préparer l’événement

Elle lui avait manquée mais leur souhaitait tout le bonheur du monde.

Un jour, elle avait appris leur retour. A sa grande stupéfaction, ils l’avaient convoquée.
Le ciel lui tombait sur la tête : ils souhaitaient tous les deux l’adopter. D’un élan du cœur, elle avait dit : oui sans même se poser de question sur les conséquences.

Elle était donc devenue leur fille et Clémence avait fait son éducation, Dieu ! Elle ne plaisantait pas en la matière. A ce jour, elle l’en remerciait.

Peu à peu, elle fit connaissance avec Montmorency. Elle se retrouva au grenier à regarder de vieux souvenirs qui y étaient soigneusement rangés.
D’un costume un peu ancien mais point trop abimé, dépassait de la poche un parchemin. Curieuse, elle tira avec précaution et faillit tomber à la renverse, il lui était adressé.

Quatre à quatre, elle vola dans les escaliers à la recherche de sa mère et lui tomba dans les bras.
Elle tendit la missive. Pendant qu’elle lisait, les larmes roulaient sur son visage. Caerellyn était folle d’angoisse, qu’elle mauvaise nouvelle pouvait mettre la mettre, elle, au caractère si fort, dans cet état ? La jeune fille guettait le moindre mouvement de son visage y cherchant quelque explication.
Mais rien, une statue de marbre.
Puis, elle bougea enfin pour le lui tendre.

Elle hésita à toucher. Puis elle lut. Le souffle lui manqua, sa tête tournait et ses yeux, noyés, ne pouvait continuer la lecture.

Son grand-père ! il s’adressait, à elle, petite-fille par adoption. Il lui disait son bonheur qu’elle fasse partie de la famille et insistait pour qu’elle en porte le nom.

Le parchemin virevolta vers le sol pendant qu’elle cachait ses yeux pour pleurer d’émotion, de reconnaissance et d’amour.

Et ce jour d’hui, elle se retrouvait icelieu.


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Alexandre

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MessageSujet: Re: Du passé vers un riant avenir   Ven 13 Jan - 15:26

Beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts depuis que Feue Fauville avait écrit une lettre à sa petite fille par adoption. Il avait écrit cette lettre lorsque sa fille Clémence lui avait fait part de sa volonté d'adopter Cae. Mais les liens avec la famille de Clémence ont eu malheureusement du mal et le temps ne les as jusqu'ici pas vraiment arrangés.

Ce n'était qu'a l'occasion de sa venue sur les terres familliales pour le premier mariage d'Alexandre que Cae avait découvert cette lettre qui lui était destinée.

Aujourd'hui, Alexandre était marié pour la seconde fois, mais la bonne espérons le, et Cae et lui avaient à discuter famille. Car Cae n'était pas seule et il y avait beaucoup à se raconter.


Soit la bienvenue en Dunois ma chère nièce.
J'espère que ta famille et toi avez fait bonne route jusqu'ici. Si tes enfants sont ici, je te propose qu'ils jouent un peu au dehors pendant que nous parlons entre adultes.

Décris moi la situation dans laquelle est ta famille. Les liens que tu entretiens avec les différentes branches, ta situation personnelle et tout ce qui me permettra de me faire une idée de la situation afin de t'aider au mieux.

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Alexandre de Chéroy
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Caerellyn

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MessageSujet: Re: Du passé vers un riant avenir   Ven 13 Jan - 17:36

Elle revint à la réalité brutalement et se dressa de peur, pour sourire joyeusement à la vue de son oncle.

Bonjour oncle Alexandre. Si je pouvais exprimer ma joie d'être à Dunois, mais les mots me manquent.

Elle fut attentive à sa demande.

La réponse risquait de durer un long moment. Après, d'un signe de tête, avoir quémandé la permission, elle se rassit.

Les enfants sont chez de nobles personnes pour parfaire leur éducation, en fait, à cause de leur père, j'ai peu profité d'eux et les connais à peine.

Elle pâlit mais contint son émotion.

Il me reste Alexandre. Je dois t'avouer de suite car c'est un lourd fardeau que je porte, qu'il est le fils ds Strakastre, comte de la Croix de Bramafan. il est le fils d'un amour impossible.
J'étais mariée à un homme absent et qui ne connaissait point le mot tendresse, je dois avouer que je travaillais beaucoup, que nous ne nous voyions peu…. Lui faisais …peu importe, rien pendant longtemps, avant d’être maire et recteur de l’université. Nous avions divorcé, mais je vais trop vite.
Je travaillais à la mairie de Eauze avec Charles, puis au conseil comtal ...avec Charles, lui me faisait confiance, il me regardait avec ce que je pensais être de la tendresse, tu as certainement entendu parler de sa force de travail ? Je l'aidais autant que je pouvais, le jour, la nuit parfois. Un jour, nous nous sommes croisés dans le couloir, il était fort tard, pas un mot n'a été prononcé mais ..... Il arriva ce que nous souhaitions certainement qu'il arriva, sans en être pleinement conscients. Alexandre est né, le jour où son père partait vers l'Anjou pour épouser la dame de Penthièvre.
Pour protéger ma famille, à tord ou a raison, je n'ai rien dit à mon époux.

La culpabilité ne m'a plus jamais quittée, mais je me suis tue.

Charles a rencontré Alexandre une seule fois, il devait avoir dix huit mois, il n’a jamais renié sa paternité et toute sa famille est au courant, tout comme l’était son épouse.
Voila, tu sais tout au sujet d’Alexandre. Charles et moi nous rencontrons aussi souvent que possible mais seule une grande amitié et confiance nous lient.

Elle soupira.

J’ai adopté Morganenn mon rayon de soleil, mère l’a très bien connue et elles s’aimaient beaucoup. La princesse avait donné la permission de ne point faire de révérence, ce qui a beaucoup plu à ma malicieuse fille.
Le jour où mère nous a quitté a été très douloureux pour tous, encore plus je crois pour mon écureuil, je la nomme ainsi à cause de sa crinière rousse.

Un jour, après mures réflexions, j’ai demandé le divorce. Souvenirs épouvantables tant l’inquisiteur a bien rempli son rôle. Je n’oublierai jamais. Cela a duré un temps interminable, absence de l’un, absence de l’autre pour en arriver au verdict des évêques : divorce accepté et huit mois de non-remariage pour moi.
Rome a mis un nombre de mois incalculables pour répondre et le verdict est tombé : non-remariage à vie pour moi. Je pouvais déposer un recours, mais monseigneur Bushiro n’a jamais rien fait.
La sentence a donc été entérinée.
Je ne te raconterai pas les mensonges dont mon ex-époux à user, mère me voyant si malheureuse et si seule lui a ôté un fief que je lui avais demandé de lui donner pour qu’il ne se sente pas inférieur à moi.
J’ai perdu presque tous mes amis et une difficile période de solitude à débuter.

Une larme qu’elle chassa vivement roula sur son visage.

Elle leva les yeux vers cet homme qui la regardait en silence.

Oncle Alexandre, puis-je me faire servir un peu à boire ? il n’est pas facile de raconter …..
Mais peu être suis-je trop précise, souhaites-tu que j'aille au plus court ?

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Alexandre

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MessageSujet: Re: Du passé vers un riant avenir   Ven 13 Jan - 17:53

Alexandre avait écouté sa nièce attentivement. Prenant à l'occasion mon menton en main. Puis posant la coude sur l'accoudoir.

Excuse moi, je manque à la plus élémentaire politesse. Le duc leva la main et un valet vint se présenter à ses côtés. Servez donc à la Vicomtesse ce qu'elle désire pour boire, pour ma part, comme d'ordinaire je vous prie. Puis il se tourna vers sa nièce:

Je t'en prie.
Comme tu le verra, je suis parfois un tantinet un peu trop ... pragmatique. Je fonce dans le concret et au coeur des dossiers sans prendre le temps de mettre les formes et les pourtours. J'ai peut être un peu trop l'envie d'être efficasse. J'avoue que cela me déshumanise parfois mais au final, c'est cela qui donne les résultats escomptés.



D'après ce que j'entends ton histoire n'a pas été simple tous les jours. Parle moi un peu plus de ta père et de tes frères et soeurs. Vous étiez quatre il me semble ? Gille, Agnes toi et Tagel ?

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Alexandre de Chéroy
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Caerellyn

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MessageSujet: Re: Du passé vers un riant avenir   Ven 13 Jan - 21:55

Un valet entra à l'appel de son oncle.

Un verre de lait frais s'il vous plait.


Elle sourit

L'efficacité n'a jamais été un défaut bien au contraire. vieux souvenirs de ma vie de comtesse.

Mais tel n'est pas le sujet
.

Tegael s'appelait mon dernier frère, adopté par mère après le décès de père. Je ne sais pas si tu vas me croire, mais j'ai du ne le voir qu'une seule fois et encore ! mère voyageait avec lui, je crois, moi je faisais des recherches héraldiques à Montmorency.

Gilles était mon frère ainé, je pense qu'il serait fort mécontent que j'utilise ce mot, pourtant je l'ai toujours considéré comme tel. Il était très rarement à Montmorency, je ne sais pas pourquoi, mère était souvent en colère après lui, elle disait qu'il faisait des choses interdites sans préciser et puis, il était mon frère et je ne tenais pas tant que cela à le savoir. Je considérais que c'était à mère de savoir ce qu'elle avait à faire ou à dire.

Puis il y eut Agnés.


Elle fronça les sourcils.

Moments douloureux. Mère est arrivée, un jour rouge de colère, elle allait et venait dans la pièce sans jamais arrêter. Elle marmonnait ou haussait la voix. Elle disait qu’Agnès, ma sœur, avait souhaité sa mort. Imagines-tu cela ? Elle racontait et moi je n'entendais que "souhaité ma mort". je ne pouvais pas le croire, le lui disais et elle expliquait de nouveau. Moi, je ne comprenais rien. Elle disait qu'une amie lui avait répété ces propos. Je ne me souviens plus de son nom, je ne la connaissais pas.

Quand elle parla de la rayer de son testament et de la renier, le souffle me manqua, ça non plus je n'y comprenais rien, je ne savais pas que ce fut possible. Je lui demandais si elle était bien certaine de ce fait, que c'était un acte d'une grande gravité...... tu connais mère, rien ne la fit changer d'avis et j'entendis moi aussi quelques paroles acides.

Agnes vint me trouver quelques fois et j'étais contente, on parlait, mère vint à le savoir et elle me l'interdit. Connais-tu quelqu'un qui lui résistait ? en tous cas, pas moi, respect , naïveté ? faiblesse ? je ne saurais dire, les trois certainement.
Je gardais Agnès dans mon cœur et une énorme culpabilité de ne pas avoir résisté, ne ne pas l'avoir aidée..... On en parla plus jamais à la maison, moi, je la gardais en silence en moi mais lâchement je me taisais.

Je l'ai revu lors de ses épousailles, son regard .... Dieu, que je ressens encore son regard sur moi. Elle me détestait et je comprenais. Morganenn en souffrait et l'exprimait, moi, comme toujours je me taisais. j'ai honte !


Mère voulut également adopté Alyena, mais je ne saurais te dire si l'acte fut validé par la hérauderie.
Nous avons gardé longtemps des contacts , avec mère nous sommes allées lui rendre visite à Toulouse où elle habitait avec son compagnon et ses quatre enfants.
Mais elle s'éloigne de plus en plus depuis le décès de mère. Tout comme moi, elle en voulut beaucoup à Gilles de ne pas lui avoir fait un enterrement digne de son rang, pas d'enterrement du tout d'ailleurs.
J'ai installé au mieux son corps dans la crypte de Montmorency.


Elle baissa les yeux, croisa ses mains sur ses genoux et se tut un long moment.


Enfin, elle avala en une seule fois son verre de lait qu'elle avait oublié.


Je te raconte Gilles, puis me permettras-tu d'aller me reposer un peu ?


Quand mère mourut, il partit le lendemain au monastère. Je ne pouvais imaginer une seconde d'abord que mère ne fut pas enterrée dignement, ni que le royaume ne sut pas la perte que nous subissions. Pourtant j'étais consciente de n'être que sa fille adoptive et que c'était à mon frère, son héritier, de mener le deuil.
Au bout de quelques jours, ne le voyant point revenir, je fis parvenir un faire-part de décès au castel d'Auch et un second à la hérauderie. Rien de plus.

Puis j'attendis, espérant un prompt retour de Gilles.

Ah!! il revint !Pour me demander des comptes : de quels droits avais-je pris ces initiatives alors que je n'étais rien dans la famille. J’eus à peine le temps de m'expliquer et je suis encore persuadée qu'il n'entendit rien, tant la colère et l'indignation l'habitaient.
Il me dit qu'il écrivait de suite à la hérauderie et que je m'en souviendrais...... une menace non déguisée.
Je tentais de m'expliquer de nouveau, il m'insulta..... j'étais si en colère que je lui dit de quitter de suite l'endroit.

Ce qu'il fit non sans préciser que je payerais le prix fort ma bêtise.

Il ne se passa rien, mais peu de temps après, un héraut nous fit savoir que le prince de Montmorency ôtait à ma fille morganenn, le fief qu'il lui avait octroyé sans que rien ne lui fut demandé.

Il n'avait pu m'atteindre, il atteignait ma fille et de cela il ne sera jamais pardonné. Je l'ai haï, puis l'ai presque gommé de ma vie.


Tu sais toute la vérité.

Elle se dressa. Elle avait les yeux embrumés.

Me permets-tu de me retirer ?

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Alexandre

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MessageSujet: Re: Du passé vers un riant avenir   Lun 16 Jan - 15:04

Je comprends que tout ceci te soit difficile à partager. Je te remercie de m'en avoir fait part, je comprend aujourd'hui pas mal de choses.
Il est regrettable de voir que nous sommes arrivés là. Sache que tu es ici également chez toi. Et ce n'est pas parce que Gille a décidé de couper les ponts avec vous que le reste de la famille, que les Chéroy vous fermeront la porte, tu es une des nôtre et je ne ferai pas deux fois la même erreur que celle que j'ai jadis faite avec Agnès.

Si vous le souhaitez, vous pouvez vous placer dès à présent sous ma protection en tant que chef de la Maison de Chéroy.

Si tu en as besoin, tu peux sortir quelques instants mais ne te sent pas obligée de retenir tes larmes devant moi, je peux les comprendre et les voir. Ne vis plus cachée et seule comme tu as pu l'être il me semble.

Tu m'as dis être divorcée, est ce que cela s'est bien passé avec les autorités de Rome ? Je ne te cache pas que face à la détresse que je peux entre apercevoir, je n'écarte pas la solution que d'ici quelques années, un nouveau mariage pourrait être pour toi et pour la famille, un acte positif.

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Alexandre de Chéroy
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MessageSujet: Re: Du passé vers un riant avenir   Lun 16 Jan - 19:08

Les paroles de son oncle pansaient quelques blessures.

Devant tant de bonté, droite et figée, elle laissa couler ses larmes. Bientôt son fin visage en fut baigné sans qu'elle ne fasse rien pour se cacher.

Elle haletait légèrement mais sa voix restait ferme.


J'accepte avec honneur de nous placer ma fille et moi sous ta protection, envolée la solitude, une grande famille attentionnée, ce fut un rêve depuis déjà pas mal de temps, sois-en remercié.

...Son divorce ! Le plus affreux souvenir de sa vie, mais il lui fallait dire.

La sentence donnée à la fin du procès fut, pour moi, de huit mois de non-remariage. J'ai attendu une éternité l'assentiment de Rome. Quand elle arriva, le ciel me tomba sur la tête :

Les Cardinaux du Consistoire Pontifical Francophone refusèrent le verdict prononcé, estimant que le procès n'avait pas été tenu correctement, qu'il ne faisait pas la lumière sur tous les événements. De plus certains faits, soit disant, avaient été passés sous silence et que notamment mes déclarations n’avaient point été prises en compte.

Il fut demandé à l’officialité archi épiscopale d'Auch d’étudier de nouveau le dossier.

Il y eu vives protestations de Monseigneur Navigius et Torcal, demandant de plus amples explications.

En fait, Monseigneur Bushiro laissant passer trop de temps sans réagir, il fut décidé par le Consistoire Pontifical, sans autre forme de procès, de prononcer une interdiction de non- re mariage pour moi.


Elle soupira, le rouge de la vergogne aux joues.

Ma repentance est infinie, je me consacre désormais à l ’Église.

Un homme de bien, possédant comté entre-autre, connu dans tout le royaume, voulait m’attendre et m’épouser. Par honnêteté, à l’énoncé du verdict, je lui rendis sa parole…… La solitude ! J’ai ainsi perdu son amitié et n’ai plus aucune nouvelle de lui, Je n’ai plus côtoyé aucun homme du moins sentimentalement.

Je suis actuellement diaconesse de Tarbes où je réside au presbytère. Dans le jardin, je cultive mes herbes médicinales car je suis médicastre, je termine ma formation à l’Hôtel Dieu.

J’officie chaque dimanche, je fais suivre des pastorales, je baptise, j’ai ouvert un dispensaire où chacun peut recevoir soins, repas chauds, accueil chaleureux, paroles de réconforts. J’y parle beaucoup du Très Haut et lui offre chacune de mes actions.

Sais-tu que je me rends également en taverne à la recherche d’âmes égarées, moi qui n’apprécie point ces endroits.


Elle rit doucement.

Je viens de recevoir une demande du vidame de la garde épiscopale, il s’enquiert de savoir si je pourrais assurer la formation religieuse de ses corps de garde. Il requiert une présence minimum, car les cours doivent être donnés pour permettre à chacun d'être promu.
Je prends rendez-vous avec lui pour savoir s’il me sera possible d’ effectuer mes différentes tâches au mieux, sans qu’aucune ne lèse la qualité de l’autre.
J'accepterai, bien sur.


Cher oncle, je pense vous avoir tout dit.

Pour l'instant, le mariage n'est point dans mes projets, d'ailleurs comment faire des projets de ce genre ?

Pourtant, souvent, il me vient désir d'enfant.


Elle le regarda d'un coup d’œil discret, espérant ne point l'avoir choqué.

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