Maisons des Chéroy


 
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 [Mariage du Chef de maison]

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 17:10

Bitterly la solitaire. N'aurait-elle pu s'appeler ainsi ces derniers temps ? Exilée de son propre souhait, elle vivait telle une ombre depuis ce fameux jour de 1458 où, en Alençon, on l'avait prise pour un danger public. Il est vrai qu'une femme seule et non armée constitue une véritable menace pour une armée de soldats et de guerrieres entrainées. D'autant plus lorsque cette dernière fait partie du corps diplomatique tourangeau depuis des années. Enfin, toujours est-il que depuis lors, elle s'était contentée d'une vie simple et loin de tout. Ses seules passions du moment étaient les tavernes, où elle rencontrait bon nombre de personnes intéressantes qu'elle pouvait parfois aider... Et les négoces, en son nom ou bien en celui de la mairie de Vendôme.

A travers toute cette morosité apparente, la jeune Vicomtesse était heureuse. La vie simple lui convenait tout à fait, elle qui était après tout d'origine roturière et sans famille. Aussi s'était elle fait un plaisir de répondre positivement à l'invitation de son amie Adela. Et celle-ci tombait à pic ! La brune vendômoise avait justement prévu une petite escurssion à Patay, pour affaires, et pourrait ainsi aisément faire un crochet par Dunois. Le jour J elle fut donc à l'heure.

A l'approche de l'eglise, elle observa avec une certaine fascination le ballet de couleurs et de matières qu'offraient les dames et les messires de haut statut de par leurs habits festifs. La mousseline de soie cotoyait le velour bleuté et le taffetas rivalisait avec le satin brodé. L'oeil brillant, Bitterly regarda longtemps ce beau spectacle. Puis, saisie d'effroi, elle regarda sa propre tenue. Les couleurs n'y étaient pas, pas plus que les matières ou les broderies. En robe de laine marron ordinaire, la jeune femme attirerait plus des regards de pitié que d'admiration. Elle grimaça légèrement puis haussa les épaules : pour une fois, déjà, elle était en robe. Cela était en soi un exploit.

Secouant la tête pour chasser ces négatives pensées, elle tenta de reconnaitre quelques visages. Malheureusement, à part quelques vagues connaissances, la brune était bel et bien seule. Restant donc en retrait, derrière un petit bosquet qui trainait (comme de par hasard) non loin de l'edifice religieux, elle observa les arrivées, guettant une tête connue.
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isadam

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 18:40

Isadam accompagnait son époux... son bel Ursus était le témoin d'Alexandre.
Plusieurs personnes étaient réunies afin d'assister à cette grandiose cérémonie.

Son époux ayant rejoint le futur marié, La Duchesse de Châteaurenard prit place à l'endroit désigné.


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Charles.Marie

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 20:07

[Vicomté de Gex en Savoie]

Le Duc consort des Bauges, son beau père, lui avait présenté la Princesse Clémence, c'est ainsi qu'il fut convenu que Clémence vienne passer quelques jours dans les hauteurs savoyardes, sur les bords du lac Léman en terre de Gex, fief du Duc Charles de Savoie. Au cours d'un dîner la Princesse émis le souhait que le Duc soit son cavalier au mariage de son frère le Duc de Dunois, le jeune homme hésita un instant avant d'accepter finalement. L'idée d'échapper un peu à la pression de la charge ducale lui étant salvateur.
Ils prirent donc la route pour ne pas être en retard pour les noces. En chemin ils purent discuter encore des sujets les intéressants.


- Altesse, j'espère que votre séjour en Gex vous aura plu ?

Charles sourit à Clémence.
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Clémence

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 21:11

Son séjour en terres savoyardes avait été des plus agréable. L’air pur les montagnes et les forets l’avait fort aidé a se refaire une santé et un moral au beau fixe. Et le Duc Charles était comme un ami pour elle, aussi Clémence avait t’elle prit la peine de lui rendre son invitation en lui demandant de l’accompagner au mariage de son frère, Alexandre avec la vicomtesse Adela, qu’elle connaissait depuis longtemps.
La princesse se fit une joie de le voir répondre par l’affirmative. Aussi, après avoir fait une nouvelle fois ses malles. Elle envoya quelques missives à ses enfants dans l’espoir qu’il la rejoigne sur les terres de son enfance. Puis se mit en route, discutant de banalités ou plaisantant sur divers sujets. Clémence opina du chef, à la question de son interlocuteur, avant de lui répondre.


_ « Ce fut un délicieux intermède à mes préoccupations. Je vous remercie encore de m’y avoir conviée.
J’espère que vous apprécierez tout autant ce séjour en terre de France.
Mais vous verrez que les choses ont changées ici, on ne rentre plus aussi facilement dans les châteaux qu’autrefois. Tel que votre auguste père a pu faire. »


Mais le voyage touchait à sa fin. Une fois les grilles franchit, le carrosse s’arrêta dans la cour où un page les fit descendre tout en leur expliquant leur léger retard. Après l’avoir brièvement remercié, Clémence le laissa partir. Après tout elle connaissait assez les lieux pour s’y retrouver. Lorsqu’une voiture entra après eux attira son attention, des armoiries d‘un vicomté apparurent mais pas n‘importe lequel celui de sa fille. Un grand sourire s’afficha alors, Caerellyn serait là. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir. Aussi, Clémence se retourna vers son cavalier pour lui dire qui venait de les rejoindre.

_ « Votre Grasce, voici que ma fille vient d’arriver sur les lieux. Cela vous dérange pas d’attendre un instant pour l’accueillir avant de rejoindre la cérémonie ? »
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Adela

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 21:19

[A la demeure]

La gamine resurgit dans la chambre, un large sourire illuminant ses traits.
Il n’en fallait pas moins pour donner le signal qu’attendait la rouquine. Alors que la joie et l’impatience l’envahissaient, une angoisse s’infiltra sournoisement.
Mais où était donc son amie de toujours, son témoin, sa Jades ?
Alors que la question résonnait dans son esprit, les dames qui l’apprêtaient la poussaient dehors.
Tout en dévalant les escaliers, la vicomtesse se demandait bien ce qui allait se passer si Jades ne se montrait pas rapidement.
Ses émeraudes ne cessaient de se tourner vers l’église à chaque fois qu’une fenêtre le lui permettait. L’angoisse lui nouait la gorge et sa respiration se faisait plus saccadée.
Pourvu qu’il ne soit rien arrivé de grave à son amie ! Ah voila qu’elle se faisait du souci pour elle alors qu’elle ne devrait s’inquiéter que de ce que penserait Alexandre de sa robe.
Décidément, rien ne se passait jamais comme on le souhaitait.
Les mains moites, elle saisit tout de même ses jupes et monta dans la voiture qui devait l’aider à parcourir les quelques mètres qui la séparait de la demeure de l’église.
Intérieurement, elle espéra vraiment que d’ici qu’elle soit sur le parvis, Jades surgirait de nulle part.

_________________
Adela de Cheroy, un fantôme pas si invisible que ça...
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Charles.Marie

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 22:04

Que s'était bon de se détendre à bavasser, à rire, à contempler le paysage, jamais il ne fut question de politique. Permettant véritablement à Charles de décompresser, il remercierait Clémence de cette attention plus tard. Le savoyard n'aimait pas particulièrement la France, tout ce qui sortait des montagnes du Jura et des Alpes l'effrayait ou n'avait pas la même saveur, mais un voyage en bonne compagnie fait vite changer le regard d'un jeune homme, et puis entendre la Princesse parler des paysages français le rendait plus assidu et lui ouvrit un nouveau regard.

Le trajet fut pourtant long et entre-coupé de haltes, mais il n'en paru rien, tellement le temps s'écoulait rapidement et cela était plaisant, surtout que cette dernière semblait avoir connu les frasques de feu son père. Mais déjà le domaine de famille des Chéroy s'annonçait, la voiture s'immobilisa dans une cour et l'on aida la Princesse a descendre et d'inviter le Duc de Savoie d'attendre un peu.

Citation :
_ « Votre Grasce, voici que ma fille vient d’arriver sur les lieux. Cela vous dérange pas d’attendre un instant pour l’accueillir avant de rejoindre la cérémonie ? »

- Altesse je suis votre obligé, je vous laisse à vos retrouvailles familiales.

Charles fit quelques pas en direction de la garde ducale savoyarde, pour aller remercier l'escorte et leur donner congés pour la journée.
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xalta

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 22:19

Elle arrive au domaine des Cheroy , un moment qu'elle n'y avait pas mis les pieds. Elle s'est longuement préparée, elle a un peu trainé, mais il faut avouer que les mariages ne sont toujours pas sa tasse de tisane, et pourtant elle a l'impression qu'elle y va de plus en plus souvent, mais pourquoi diantre les gens se mariaient-ils? Si elle avait la réponse, c'est un pacte d'amour devant le Très-Haut et ses prophètes, certes. Et comme lui serine sa suzeraine, le jour où..cela coulera de source aussi pour elle, chose dont elle était loin d'être persuadée même si elle , en général, acquiesçait à ses propos.

Elle s'était choisie une tenue simple mais élégante, bleue et blanche, elle avait aussi ceint sa couronne, ce qu'elle faisait rarement. Puis elle était montée dans un carrosse, direction les terres de Brou pour aller quérir Valeria, elles y allaient ensemble à ce mariage. L'attelage les avait déposées devant la chapelle. Elle aide son amie à descendre, puis lui prend le bras, lui sourit et lui chuchote une ânerie comme à son habitude.

" Vous êtes très en beauté ma chère ! Nous allons faire jaser ! Nous formons un bien joli couple! Vous la femme et mère comblée de ..plein d'enfants et moi, la vieille fille! "

Elle rit doucement et lui fait un clin d'œil. Puis elles entrent dans la chapelle, des personnes sont déjà présentes dont le futur marié. Elle se signe à l'entrée, puis se dirige vers le futur homme comblé qui se tient près d'Ursus.

Bonjour vos grasces, comment allez vous en cette belle journée automnale ?


Se rappelant que sa grasce Alexandre avait quelques défaillances mémorielles, elle s'adresse à lui en souriant.

Je ne sais si vous vous souvenez de moi..mais dans le doute je vais me représenter: Exaltation, vassale de Valeria. Pour les félicitations, j'attendrais la fin de la cérémonie.

Elle sourit de nouveau. Puis elle gagne les bancs des invités après que sa suzeraine adorée ait aussi fait ses salutations. Elle salue aussi à leur tour les personnes connues et inconnues.

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valeria053

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Mer 20 Oct - 22:32

[sur les terre de Brou]

On annonça l'arrivée de son amie Xalta, val se dépecha d'ajuster sa robe de velour rouge et grise, de posé sur ses épaule sa fourrure d'hermine, d'ajuster sa parure de rubis, de positionner sa couronne fallait pas qu'elle saute en l'air, puis elle se dépêcha de grimper dans le carrosse

Bonjour ma belle Xalta toi aussi tu es ravissante, alors on se fait une cérémonie entre femme pas de râleurs entre nous

Elle pouffa de rire, leur amour de les entendant pas

Mais tu sais si çà jase çà occupera les gens il semblerai que les soirées vont être longues et froides cet hivers çà occupera les langues de vipère

A nouveau elle rigole çà fait du bien

[sur les terres Cheroy]

Elle descend du carrosse au bras de Xalta,un grande inspiration, elle n'y avait plus mis les pieds depuis que son cher suzerain et parrain fur, était parti chez les moines, il lui manquait.
Elle aperçoit les invités salue le monde et suis Xalta qui se dirige vers Alexandre. Apres Xalta elle prend la parole


Bonjour Alexandre, bonjour Ursus, je suppose que je ne me présente pas, je suis heureuse de vous revoir messire Alexandre, et encore plus lors de ce magnifique évènement, c'est pour moi un honneur d'être à vos côtés pour cette cérémonie

Elle s'incline puis rejoint les bancs avec son amie et vassale

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Jades

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Jeu 21 Oct - 13:42

Nulle part c’est là qu’elle aurait voulu être depuis qu’elle avait entendu les sentiment de sa fille. D’une nièce aimante et amie elle avait vu apparaître devant elle une fille haineuse. Un comble en soit. Mais soit elle n’en dirait rien, n’en ferait rien. Rien d’autre que sourire pour le mariage de sa plus ancienne et proche amie. Quand elle pensa à elle c’est tout un pant de vie qu’elle vit défiler devant elle. La rencontre en ces terres, les épreuves ici ou encore en Guyenne, les mariages, les joies, les peines et finalement elles se retrouvait toute les deux de nouveau ici marier chacune d’elles. L’un avec son passé et Adela avec le fils de Fauville. Elles avaient , quelques années auparavant, assisté au baptême dudit fils et le voici marier à la vicomtesse. Situation comique en soit mais si cela rendait sone amie, enfin heureuse, ainsi soit il !

En parlant de la mariée, elle l’avait laissé avec sa fille justement, ne pouvant supporter d’avantage la gène qui s’était immiscé entre Alandrisse et elle depuis le mariage. Il allait pourtant bien falloir puisque d’aventure elle devait être au côté d’Adela pour son union. C’est ainsi qu’elle partit en direction du parvis rejoindre la rousse. Elle passa la foule en prodiguant quelques salutations ça et là sans plus s’attarder. C’est du moins ce qu’elle aurait voulu faire si elle n’avait pas croisé dans la foule des orléanais qu’elle appréciait néanmoins. Chose rare mais apparemment possible. Kevin, Valéria. Puis surprise Azzera qu’elle salua d’un sourire plus marqué que les autres.


Ravie de te voir ici Azzera. Comment vas tu ?
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azzera

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Jeu 21 Oct - 14:11

Faire fit des dires de son époux, un seul but: prendre place.
Faire semblant de ne pas voir l'arrivée tonitruantes des enfants, ce n'était pas l'endroit pour se facher.

Le spectacle faisait déjà rage ici.
À y regarder de plus près, les atours des personnes de haute noblesse rivalisaient de beauté.
Elle aurait du s'en douter en préparant sa tenue, oui, sauf qu'elle n'avait en tout et pour tout que deux robes dans sa garde robe. Celle qu'elle portait à ses noces, et la tenue qu'elle avait commandée pour son adoubement.
Son choix se porta donc sur la tenue pourpre de ses noces, faudrait pas faire tache quand même!

Soudaine une voix qu'elle reconnaitrait entre mille: Jades!
Depuis le temps qu'elle ne l'avait plus vue... des lunes, que dis-je des années!
Visage souriant tourné prestement vers son ancienne soeur d'arme.


Jades!
Jades le bon jour!
Cela me fait un bien fou de te voir
Se lever, lui faire l'accolade et murmurer plus bas afin que personne n'entende Tu sais, j'suis ravie d'être là, mais regarde les eux Montre les nobles lui paraissant hautains du menton. Regarde leurs rond de jambe, leurs fanfaronnades... cela me rappelle l'escorte royale, dès que sa Majesté se montrait, la haute noblesse venait faire le paon! Rires francs à peine contenus.

Hum, oui... bref, tu te souviens de mon époux Gil? Et de notre fils Eamon?
oh, et voici Margaut de Roanne
Plus bas: La fille des ducs de Roanne

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Alandrisse

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Jeu 21 Oct - 14:20

[Dans la cache secrète d’Adela quelque temps auparavant]

Silencieuse comme jamais, on aurait pu croire qu’elle était malade presque en faite. Malade d’avoir à subir un poids sur ses épaules. Elle se demandait pourquoi sa mère avait décidé de lui révéler la vérité. La jeune femme était parfaitement sereine avant et maintenant…sa caboche ne cessait de tourner et de virer. Si elle avait eu son grand père sous le coude, une chose aurait été sûre sa mimine lui aurait frappé dans le gosier. Enfin là n’était pas le moment de tergiverser là-dessus, un regard vers son amie Adela heureuse comme jamais. Un sourire naquit sur ses lèvres pour l’occasion, le renouveau ne faisait pas tant de mal que cela au final. Peu à peu la salle se vida de ses invitées féminines, sa mère lui jeta un dernier regard avant de la laisser seule.

Elle souffla bruyamment et prit dans ses bras Adela. La dernière accolade de femme célibataire, un sourire et la Montbazon s’envola vers l’entrée du domaine. Normalement, une personne devait s’y trouver…


[Quand une brune engage minimoy]

La jeune femme n’attendit pas longtemps, son fidèle écuyer avait ramené le paquet dans les temps. Au moins une chose qui pourrait lui donner envie d’aller de l’avant. Oscar arriva à grand pas, il s’immobilisa à quelques pas de la Montbazon l’air épuisé. Il ferma les yeux, secoua sa caboche de gauche à droite avant de prendre une grande inspiration.

Comtesse, j’ai ramené la petite dans les temps. Même si je dois avouer que ce fut difficile...surtout le retour.

L’imposant garde se décala et on vit apparaitre une jeune fille. Al afficha un sourire avant de se retourner et de filer vers la chapelle.
Agnes suis-moi nous allons être en retard. Oscar va donc te reposer.


[Devant la chapelle]

Alors que le binôme trottait vers la chapelle, Al aperçut une Bitter qui jouait à cache-cache. Elle arriva à pas de loup derrière elle pour la surprendre.

Mais que fais-tu planquée ici, voyons ? J’ai vu le carrosse d’Adela qui arrivait.

La jeune femme attrapa la main de sa saigneuse et l’entraîna dans la chapelle. Il y avait un peu de monde, des visages connus enfin pas des masses non plus. Un salut de la tête pour ceux qu’elle croisait et le trio se cala dans un coin. Al regarda son amie observer Agnès du coin de l’œil.

Voici Agnes, elle est ma demoiselle de compagnie hum elle vient à peine d’arriver. Agnes voici la Vicomtesse Bitterly, une grande amie à moi.
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Caerellyn

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Jeu 21 Oct - 16:02

Le voyage fut long mais agréable. Son époux à ses cotés, leur fille adoptive posant des questions à en perdre le souffle, elle était heureuse de revoir le château familial et un flot de souvenirs lui revenaient en mémoire.

Mais ce qui la rendait encore plus joyeuse, était l'idée qu'elle allait revoir la princesse Clémence, sa chère et tendre mère. Elle lui manquait tant. De plus, Les liens familiaux non rompus, certes, mais délités par la vie, allaient être renoué et cela la comblait, la famille…eux qui avaient cinq enfants, était si importante, que dire que de se retrouver tous, en ce jour béni des épousailles de son oncle. Elle savait que la jeune épousée était amie de sa mère et aurait grand plaisir à faire sa connaissance, quoique si ses souvenirs ne la trompaient point, la princesse la lui avait, dans des temps lointains, présentée.

Elle avait particulièrement soigné sa toilette, le rouge carmin de sa robe mettait en valeur le noir de jais de ses cheveux.




Morgane, sa fille était adorable dans une robe plus simple mais ses cheveux outrageusement bouclés et d’un roux flamboyant, domptés, mais si peu, par deux peignes argentés, la faisait rayonner.

Elle trouvait son époux dans son pourpoint d’une grande élégance, le plus beau des hommes et sa jalousie allait grandement en souffrir. Elle souriait malicieusement, qu’y pouvait-elle ? c’était simplement l’amour de sa vie.

Morgane tendit un petit doigt potelé par l’enfance.


Père, mère, regardez le beau château !

Ils étaient arrivés à destination.

Caerellyn poussa un petit cri
: Mère…mère est là !

Grommelant après le valet qui mettait un temps fou à descendre les trois marches, elle sortit du carrosse aux Armes du vicomté du Fézensaguet, sans attendre une main secourable.
Avec peine, elle se retint de courir vers elle.

Elle murmura


Chère mère, nous voila, puis plongea dans une profonde révérence avant de lui tendre son front à baiser.

Que Christos m’en soit témoin, je suis heureuse de vous revoir. Comment vous portez-vous ? Mon frère et ma sœur ? Qu’il me serait doux de les retrouver.
Je vous présente Morganenn, qui deviendra ma fille s’il vous agrée. Elle est notre rayon de soleil et sommes très fiers d’elle.


La jeune damoiselle effectua une révérence longuement répétée mais tremblante.

Yopyop, s’inclina profondément. Souriant à la princesse et quittant peu du regard sa lumineuse épouse.

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Eamon de Trévière



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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Jeu 21 Oct - 19:06

Dussé-je vivre centenaire, je crois que je ne pourrai jamais oublier cette époque bénie que fut mon enfance à Mimizan.

Bien sur, la vie n'épargna personne durant ces années, comme tout un chacun, nos existences subissaient les aléas du Destin et les révélations sur mes origines avaient un moment perturbé l'harmonie de notre foyer...
Mais c'était sans compter l'amour qui nous liaient tous et grâce auquel, nous sortîmes grandis de ces épreuves.
Les cicatrices que ces épreuves engendrent restent toujours visibles, mais elles ne sont là que pour nous rappeler que le bonheur est chose rare et fragile et qu'il nous appartient de l'entretenir chaque jour, comme un jardin précieux.

Cela faisait à présent trois ans que Margaut vivait en compagnie de son père, sous le toit de notre modeste demeure mimizannaise. Damisella, sa maman, s'était retirée dans un monastère proche afin d'y soigner une maladie tenace. Si bien que, tout naturellement mes parents avaient insister pour que Pierre de Roanne et sa fille demeurassent chez nous, en attendant le retour de Damisella.
N'eût été ces circonstances pénibles, j'aurais sauté de joie lorsque Pierre accepta la proposition.

Depuis ce jour, Margaut et moi vivions comme frère et soeur, partageant la même chambre, partageant aussi chaque instant de notre vie gasconne... Mais aussi les mondanités qui émaillaient notre existence.

Trois ans... trois années de bonheur ineffable pour ma Princesse et moi... Complicité grandissante de jour en jour... Sentiments de plus en plus profonds à mesure que nous grandissions.
Car, dès notre première rencontre, alors que nous n'étions encore que des bambins, nous avions décrété que nous serions un jour mari et femme.

Rêves de gosses direz-vous... Oui, sans doute au début. Mais à mesure que nous nous découvrions, nous acquîmes la certitude que nous étions, sans doute depuis toujours, promis l'un à l'autre.
Souvent notre complicité nous évitait de nous parler... un regard, un battement de cil, une pression de la main... et nous étions sur la même longueur d'onde... Souvent au grand dam de nos parents.

Trimballés de baptêmes en mariages et autres cérémonies, toutes aussi ennuyeuses les unes que les autres, nous avions pris notre parti de subir ces "corvées" sans trop rechigner. Maman ne cessant de gendarmer sous l'oeil goguenard de mon Diacre de Père, nous tentions, le plus souvent d'éviter de la contrarier.

Reconnaissons que ce n'était pas chose aisée car il ne se passait pas une cérémonie qui ne nous visse faire une bêtise ou une gaffe, même involontaire. Au point, que nous espérions secrètement que, Mère, lassée de nos incartades finisse par décider de ne plus nous emmener lors de ces sorties mondaines...
Las... elle s'entêtait !

Et puis... Un mariage de plus...

Et voici les Trévière et Roanne sur le pied de guerre sous la houlette fébrile de Dame Azzera, assénant ses recommandations d'usage...

Sages !... le mot abhorré s'il en était un !

A neuf ans, on sait se tenir... 'fin... normalement... Sauf que Margaut et moi, n'arrivions pas à prendre ces étalages de dentelles et de fatuité avec tout le sérieux voulu.

Certes Ma rgaut, déjà Duchesse et moi futur Chevalier de la Licorne connaissions les usages en vigueur lors de ces cérémonies, mais, avec cette insouciance qui caractérise les enfants, le protocole des "grands" nous faisait plutôt rigoler...
Empanachés de suffisance et d'atours faisant penser aux plumage nuptiaux des paons, les convives de ces événements nous faisaient plutôt pouffer.

Pourtant, dans le but de satisfaire Maman, nous eûmes la bienséance de soigner notre toilette cette fois là... puisqu'il paraît que nous allions côtoyer du "beau monde".

Ma Princesse me parut sortie tout droit d'un conte de fées, tandis que j'avais adopté, une fois n'est pas coutume, une tenue immaculée.

En voiture Simone et en route sur les routes de Gascogne et de France... destination : Ben ... euh... on va où déjà ?

Maman donna consigne formelle à Papounet d'enfermer Zébulon dans son écurie... allez donc savoir pourquoi...
Pourtant, je ne pus m'empêcher, juste avant le départ, d'aller dire au revoir à mon vieux compagnon afin de m'assurer aussi qu'il ne manquait de rien.
Aurais-je mal refermé la porte du bâtiment ?... (vous croyez ?)... Toujours est-il que nous avions à peine franchi quelques lieues que le brave animal se retrouvait derrière notre train, trottinant joyeusement, les oreilles au vent et la langue pendante sous le regard offusqué de Maman et ceux, franchement hilare de Papounet, Margaut et votre serviteur.

Mais déjà, notre destination se profilait au loin et bientôt, nous suivions nos parents vers le parvis de l'église.

Dernières recommandations d'usage... réponse un peu impertinente de ma Duchesse adorée... Impertinente, certes, si elle n'était immédiatement suivie d'un clin d'oeil à mon égard.
A demi rassurés, mes parents s'en furent vers la foule déjà présente...

- Tu sais Imon, faudra regarder et écouter avec attention, fin pas trop hein, mais un peu quand même, parce que bientôt c'est nous qui seront là, à leur place. Tu sais quand on s'épousera.

Il est des phrases qui ont le pouvoir de vous remuer jusques aux tréfonds de l'âme... Celle que venait de prononcer Margaut, presque sur le ton de la confidence était de celles-là...

Je ne sus que répondre.

Je n'en eus d'ailleurs pas le loisir, ma compagne m'entraînait vivement vers le porche, nous avions été distancés par nos parents... déjà Maman semblait s'inquiéter de notre "absence".

Et puis... bin vala... la cata... Euh... Faut dire que une cérémonie à laquelle assistent Margaut et Imon sans incident doit, vraisemblablement, être aussi rare que le loup blanc.

Comme entrée fracassante, on ne fait pas mieux ! Euh... tout compte fait... si, on peut faire mieux... On l'a déjà fait... Sisisisi, j'vous assure... là, on est largement en dessous des normes saisonnières en la matière...

Toujours est-il que je réussis à éviter à ma Princesse un vol plané disgracieux qui eût définitivement mis fin à notre crédibilité de futurs pairs de France !

Mère nous "arbalétisa" (bin koi ?... un néologisme médiéval, ça existe hin... pis y a pas encore de fusils... namého) du regard, mais s'abstint de tout commentaire se contentant de faire les gros yeux.

Du reste, elle n'eut pas le temps de nous gronder car un visage connu venait de faire son apparition : Jades !

Pfiouuu... ça nous rajeunit pas hein !

Présentations sommaire et une pensée pour mon Zeb (allez savoir pourquoi ) et voilà notre petite troupe (in)confortablement installée sur les bancs de l'église, attendant la suite euh... le début, de la cérémonie....

Me pencher sur ma Princesse, lui saisir la main tendrement et lui murmurer à l'oreille :

- Tu sais ma douce, à notre mariage, y aura pas de basse-cour... juste nos parents et nos "vrais" amis.

... et en profiter pour déposer sur sa joue fraîche un doux baiser.

Et de poursuivre sur un ton mutin :

- Dis, tu crois que Zébulon s'ennuie pas ?... D'habitude, il accompagne Papounet à l'église... j'espère qu'on s'occupe bien de lui...

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flex

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Jeu 21 Oct - 20:01

Invité d'honneur par Adela et Jades, le jeune Mirandole ne pouvait refuser un tel prestige. Non mécontent de revoir les deux dames Blanches, Enguerrand n'en n'avait pas rencontré de telles femmes depuis le suicide de feue sa promise la comtesse de La Rochefoucauld. Elles pourraient lui apporter des réponses à ses questions, même si le deuil avait été épongé, son cœur meurtri par tous les maux du siècle était gravé de profondes cicatrices. Ce fût donc un homme au regard perturbé mais a l'esprit libre qui prit route en direction du duché de Dunois.

« - Le nord c'est de la chiasse. Fait-il froid, grêle et pluie. Brrr, grommelait-il en essayant de réchauffer ses épaules dans sa cabine. Dans quelques minutes le borgne serait à destination. Au delà de la vapeur froide de la vitre qui masquait les paysages, un petit cercle de la main fut formé. Enguerrand observait discrètement les routes moins montagnardes que celle du Périgord. Les plaines, droite, lugubre, monotone : trop à son goût. Ses mains étaient beaucoup trop froides pour ne serait-ce rédiger un essai de présentation. Baste, Flex compensa en récitant à voix haute quelques rimes qui lui seraient sans aucun doute utile au moment voulu. Un dernier coup d'oeil en direction de la petite glace sortie de sa poche pour affirmer sa beauté, que déjà la calèche marqua un temps d'arrêt. Le château du Dunois se présenta face à lui comme imposant.

Rejoindre à tout prix le lieu saint devait une évidence. Il fallait s'attendre à reconnaitre des visages appréciés et haïs, et d'autres inconnus. Des femmes surtout, qui puissent recomposer son harem, car l'ennui l'avait gagné avec toutes ses précédentes. Qu'elles soit mariées ou veuves, toutes des hautes nobles, manquaient de parfums érotiques. Qui plus est, même atteint du syndrome de Stendhal, pas une fois il avait couché pour de la beauté. Adela était une belle femme ; un souvenir amusant lui rappela avec quelle manière il l'avait traité à une soirée parisienne.
Mariage d'amour, définition mon bellâtre. Désinvolte, plein de promesses, mais tellement traitre. En l'occurrence, la veille du sien qui aurait du le faire comte, celle qui aurait du être son épouse participa à son grand damn à son enlèvement douloureux des quais Bordelais. D'ailleurs, c'est ce qui pourrait expliquer le dégout qu'il porte à l'amour ; et même s'il aime les femmes, les sens qu'il attribuait aux termes changeaient de beaucoup.

Enguerrand fit un pas sur le parvis, et se laissa guider par un léger brouhaha provenant de la nef. Le temps de s'accoutumer à la faible lumière et déjà qu'il prit ses aises sur un banc des premiers. En espérant qu'on vienne lui faire la discussion, le borgne bourra le cul de sa pipe et la remplie d'une mixture de tabac à des feuilles Africaines. Les fumeurs, s'il y en aurait, sentirait une odeur particulièrement différente de celle connue du tabac. L'effet n'en n'était pas moins agréable, et les tambours de sa tempe faisaient moins de bruit d'écho dans son casque. A la robe mauve que portait Pandorha, une inspiration soudaine lui vint.

Mauve est comme la frontière entre l'océan et la terre.
Une crevasse de lys et d'orchidée,
frappée par des torrents et des vents aux poings de fer,
elle n'en reste pas moins une énigme à élucider. »

Fier de ses vers, le borgne aspira une grande bouffée de sa pipe.
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Clémence

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Jeu 21 Oct - 21:25

Clémence inclina la tête remerciant le duc Charles de sa compréhension. Tandis qu’elle le voyait s’éloigner vers ses gens d’armes, la princesse lui dit espérant qu’il l’entende.

_ « Ne partez point trop longtemps. J’aimerai sincèrement avoir le plaisir de vous présenter des membres de ma famille qui me sont chers. »

Tournant son regard en direction de la voiture, elle fit quelques pas pour approcher vers eux et saluer leur venue. Ses yeux s’illuminèrent lorsqu’il se posèrent sur la somptueuse robe vermeil puis le visage de Caerellyn. La grâce et l’élégance, bien qu’elle la connaissait depuis longtemps, la caractérisait ce jour plus encore. Clémence ne put retenir un sourire rempli de fierté et tout à sa joie de la revoir. Elle s’empressa d’embrasser son front et de la serrer dans ses bras. Le temps avait été bien long sans sa présence.

_ « Mon enfant, votre mère se porte le mieux du monde. J’ai eu la chance de visiter récemment la Savoie. Un pays magnifique, les voyages sont si grisants. Si le cœur vous en dit cela vous plaira sans nul doute.» Laissant un silence, elle poursuivit aussitôt : « Et vous comment vous portez vous ? j’espère que la vie occitane vous est fort agréable. Lecéline et Gilles devraient nous rejoindre, je leur ai envoyé une missive. J’espère qu’ils l’ont bien reçu.»

Aux paroles de la vicomtesse, Clémence s’arrêta soudain. Une fille ? Morganenn ? Avait t’elle été si longtemps absente pour l’ignorer ? Aussitôt, sa mine changea d’un air hésitant à un sourire envers la nouvelle venue qui s’essayait à une révérence. Se mettant à sa hauteur, elle reprit à son intention.

_ « Je suis ravie de vous rencontrer, jeune demoiselle. Je te souhaite la bienvenue dans la famille. J’espère que tes parents vous emmèneront à Montmorency, j’aimerai mieux vous connaître. Tu pourras raconter mes enfants, ils sont un peu plus grand mais tu ne t’ennuieras pas avec eux.»

Clémence se tourna alors vers Yopyop et Caerellyn. Alors que le duc Charles revenait vers eux.

_ « Mais permettez moi de vous présenter, mon charmant hôte lors de mon échappée. Sa Grasce Charles Marie de Talleyrand, Duc de Savoie, Comte de Thérouanne-sur-Lys et Vicomte de Gex »

Regardant son cavalier, la princesse poursuivit :

_ « Votre Grasce, voici ma fille, la vicomtesse Caerellyn et son époux Yopyop ainsi que leur fille demoiselle Morgenenn.» Laissant ses yeux se poser vers les voitures qui étaient arrivées, Clémence eu une instant de panique. « Je crains que nous devons remettre à plus tard les présentations. La cérémonie a sûrement du commencer. Allons la rejoindre, si vous le voulez bien. »

Entrant dans la nef, la princesse aperçut des visages connus d’autres moins, les saluant sur son passage, elle rejoignit les bancs réservés à la famille. Une fois installée, elle profita de l’absence de la future mariée pour rejoindre son frère Alexandre et le saluer. Bien trop longtemps qu’il ne s’était vu, la vie faisait parfois mal les choses.
_ « Mon cher frère je me réjouis fort de vos noces. Je vois que vous avez trouvé le bonheur. Je vous adresse toutes mes félicitations. »

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khaliama

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Ven 22 Oct - 0:36

[Dernière pause normande]

C'est à l'auberge que la missive arriva. Juste à temps, elle s'apprêtait à repartir sur les routes et rejoindre son époux, son fils, sa famille. Et bien non, pas dans l'immédiat, se dit elle en souriant. Elle vérifia que tous ses effets étaient en ordre, et mandat une voiture. Son destrier accrocher à l'arrière, elle échangea avec le cocher pour lui faire part du changement de trajectoire. Ils inspectèrent la carte ensemble. Puis avant de saluer du regard son village natale, elle fit partir une missive pour son aimé.

[En vue de l'église]

Son arrivée fut sans encombre. Le voyage fut long et sinueux pour elle qui avait habitude de galoper plutôt ces derniers temps. Malgré les cahots et l'inconfort que pouvais occasionner son transport, elle arriva suffisamment en avance pour faire halte et se rendre présentable. Il lui était inconcevable de se présenter devant une belle rousse sans avoir troqué sa tenue de voyage.

C'est ainsi vêtue de sa robe de satin bleue, qu'elle se dirigea vers l'église. Haut lieu du rendez-vous à venir, sur le parvis carosse et personnalité, blason et salutations. Discrètement, elle se glissa vers la nef d'où moult son lui provenaient. Des profils reconnaissable un peu plus approchée, sa cousine avec son époux et les enfants, sa suzeraine, une alouette.... des anciennes blanches... un sourire léger en les voyants échanger et elle se faufile vers une place.
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Caerellyn

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Ven 22 Oct - 1:58

Les bras de sa mère refermés sur elle, elle redevenait une enfant heureuse et protégée. Mais... elle même était mère à son tour.

Elle l'écoutait attentive sans la quitter des yeux. Grâce, élégance, courtoisie la définissaient. Le temps pouvait filer, il ne la remarquait pas, n'avait aucune emprise sur elle.

La Savoie ? pays de montagnes et de froid ? il me serait grand plaisir de nous y rendre. Quand nos devoirs au conseil comtal seront terminés, le seront-ils jamais ? nous devons rejoindre l'Italie, se tournant vers son époux, qu'en pensez-vous mon ange ? un détour par cette contrée m'agréerais vraiment.
Je rencontre Gilles parfois et nous aimons à deviser ensemble, ce sont des moments chers à mon cœur. Quand à ma sœur Léceline, je n'en ai malheureusement aucune nouvelle. Ainsi dites-vous qu'ils pourraient nous rejoindre ? Un lumineux sourire illumina son visage.

Les yeux de la princesse s'abaissèrent vers sa fille. Elle les observa et se réjouie.

[b]Nous nous rendrons sans doute aucun à Montmorency, vous pourrez faire plus ample connaissance avec Morganenn et elle avec Gilles et Léceline. La famille réunie.

Le gentilhomme qui accompagnait sa mère revint vers eux. Ils furent présentés.

Elle plongea en une profonde et gracieuse révérence : Votre Grâces, il m'est grand plaisir de faire votre connaissance. Ma mère me disait le bien qu'elle pensait de votre duché. Qui sait, si lors de notre futur et toujours reporté voyage vers l'Italie, ne ferons-nous point un détour pour admirer vos paysages, si différents de notre Armagnac.

Elle se tourna vers son époux et, tendrement, lui serra la main.

La cérémonie allait commencée, ils se devaient d'entrer dans le bel édifice religieux. Quelques pas derrière elle, elle l'admirait encore.

Ils s'assirent sur le banc de la famille et la vit se relever soudain. Elle comprit et, tout de go, la suivit.

Son oncle traversait sans encombre les affres du temps. Il était d'une grande élégance mais l'impressionnait toujours autant, sans qu'elle eut jamais compris pourquoi, c'était un fait avéré, sans doute n'y avait-il rien à comprendre.

Elle lui fit une courte révérence et sourire aux lèvres s'adressa à lui.


Mon cher oncle, permettez-moi de vous souhaiter à vous et à la future épousée, tout le bonheur du monde, c'est mon vœux le plus cher. Je suis ravie de partager avec vous ce moment si particulier. Recevez toutes mes félicitations.
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Yopyop

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Ven 22 Oct - 8:32

Que les voyages sont longs n'avait cessé de se dire Yopyop jusqu'au moment où enfin, le château de son oncle était en vue. Cependant, c'était toujours une joie de venir assister à un mariage, moment privilégié de rencontrer de nouvelles personnes, de retrouver la famille et de festoyer.

Mais à peine arrivés que Cae avait brisé un moment de silence :
Mère…mère est là ! Clémence ! C'était écrié le jeune homme impatient de retrouver sa mère qu'ils n'avaient point vu depuis fort longtemps. Au sortir du carrosse, il dut se retenir de ne pas courir vers elle. Car ce n'était pas Cae qui l'aurait retenu tant elle aussi était impatiente de la retrouver. C'est le visage souriant, radieu et illuminé de bonheur que le grand blondinet s'inclina devant Clémence. Quelle joie de vous retrouver ! Vous êtes radieuse.

Puis ils furent présentés au Duc de Savoie. Le grand blondinet le salua mais le temps manqua pour faire plus ample connaissance. Il fallait se rendre à la cérémonie avant qu'elle ne commença ! La savoie ? Ce serait grand plaisir que de nous y rendre au retour de notre voyage en Italie. Nous ne manquerons pas en effet de faire ce crochet !

Ils entrèrent dans une magnifique église, parfaitement décorée pour l'occasion. Le monde se pressait déjà et il était difficile au milieu de cette foule de reconnaître ou de voir qui que ce soit. Ils s'assirent sur le banc de la famille. Le jeune homme cherchait du regard la jeune mariée... Mais c'est le futur épousé qu'ils virent en premier. Tous ensemble se levère pour aller le saluer. Mon oncle, quel jour merveilleux ! Je ne peux que vous souhaiter tout le bonheur que le Très Haut pourra vous accorder ainsi qu'à votre épouse. La cérémonie allait probablement débuter sous peu...


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Charles.Marie

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Ven 22 Oct - 16:30

Après avoir donné congés et sur la demande de la Princesse, le jeune Duc savoyard revint sur ses pas, il surprit quelques bribes de la conversation entre mère et fille, mais resta à sa juste place afin de ne pas s'immiscer dans cette intimité.
Clémence le présenta enfin à sa parenté, il inclina légèrement la tête pour leur rendre leur salut.


- Vicomtesse, Monseigneur, Demoiselle, je suis ravi de faire votre connaissance, la Savoie sera heureuse de vous recevoir, et si je ne suis plus Duc de Savoie d'ici à votre visite, je serais personnellement heureux de vous recevoir en mes terres de Gex.

Il sourit à la description des terres sur lesquelles il régnait.

- Vicomtesse, la Savoie à certes un hiver très froid, mais l'hospitalité des gentillets compense allégrement ce manque de chaleur dû à la saison du repos des terres fertiles.

La valse des voitures continuait et la Princesse s'en était inquiétée, Charles en chevalier servant qu'il était proposa son bras, afin d'accompagner Clémence, l'entrée se fit toute en discrétion, du moins il le pensait, et Charles ne pu s'empêcher de lever le nez pour regarder la magnificence de l'édifice religieux, assurément ce n'était pas une famille de petite noblesse, ou tout du moins une famille ade noblesse avec des moyens. Il s'arréta prêt des bancs de la famille, puis tint ce langage à celle qui l'avait invité.

- Altesse, dois-je prendre siège à vos cotés ? Ou dois-je m'asseoir en dehors des bancs familiaux ?

L'on pouvait sentir une espèce de gêne d'être si prêt de l'autel en cet instant familial, alors qu'il n'était pas familier des futurs époux.
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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Ven 22 Oct - 18:22

Alors qu'elle était toute occupée à observer ce qu'il se passait devant elle, elle fut distraite par le craquement d'une branche morte. Se retournant au dernier moment, elle sursauta. Heureusement ce n'était qu'Alandrisse et une drôle de petite demoiselle qui tentaient de la surprendre.

- Ah, Al, salut. J'attendais justement une tête connue. T'as vu à quel point ces gens sont biens vêtus ? Je me sens un peu miséreuse alors si j'étais en plus entrée seule ma foi... Je ne veux pas faire pitié non plus ! Et...

Elle n'eut pas le temps de finir. Agrippée d'une poigne de fer par son amie languedocienne, la jeune femme se fit entrainée à l'intérieur de la chapelle sans pouvoir répondre aux salutations autrement que par un bref hochement de tête voire un sourire. Enfin arrêté, le trio fou s'assit dans un coin, la brune put alors étudier à loisir le petit brin de femme qui suivait Alandrisse comme si sa vie en dépendait, ou presque. Ceci n'échappa point à l'oeil aiguisé de sa vassale qui fit alors les présentations.

- Enchantée à priori Agnès.

Déclara la Vicomtesse avec un sourire sincère. Puis se tournant vers l'Alouette :


- Tu as une dame de compagnie toi maintenant ?
Regard vers l'enfant. Mais quel âge à-t-elle en plus ?
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Adela

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Ven 22 Oct - 19:12

Stressée la rouquine ? Peut-être… Un peu… Bon d’accord, complètement !
C’était peut-être son troisième mariage mais c’était le premier pour Alexandre, et c’était ce qui primait sur tout le reste. Tout devait être absolument parfait !
Nerveusement, son doigt s’enroulait ou plutôt le lacet de son corsage s’enroulait autour de son doigt jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus.
Zut de flute !
Approchant son doigt de son visage jusqu’à se faire loucher, elle put constater avec les dégats. Son doigt était tout violet et elle venait de se casser l’ongle sur la longueur…
C’est que ça saignait fort à cet endroit !
Elle délia son doigt et le porta à ses lèvres. Un goût métallique se distilla sur le bout de sa langue.
Beurk !
Elle n’avait jamais apprécié le goût du sang.
La voiture stoppa enfin et la porte s’ouvrit. Par habitude, Adela tenta d’abord de s’extraire seule mais dut se résigner bien vite à accepter l’aide qu’on lui offrait.
Bon sang ! Avec tous ces jupons, c’est à peine si elle pouvait décoller seule ses fesses du banc de la voiture !
A force de gesticulations et avec toute la grâce dont était capable une ancienne guerrière, la rouquine finit par se retrouver sur ses pieds devant le parvis de l’église.
Elle étouffa bien vite le petit cri de victoire qui faillit s’échapper, en constatant qu’elle n’était pas encore au bout de ses peines. Il lui fallait encore gravir les marches.
Par Aristote ! Elle n’avait pas gardé souvenir qu’il fut aussi difficile et compliqué d’être une femme, enfin, une future mariée.
Exercice de souplesse et d’agilité réussi, la vicomtesse put enfin se tenir droite et fière devant l’entrée de l’église et débuter « la marche nuptiale ».



Les yeux brillants, le cœur battant, elle s’avança à la rencontre de son élu. Elle réprima une forte envie de rire. Elle se sentait comme une enfant, le cœur gonflé de joie que seul un large sourire trahissait.
Une fois devant Alexandre, la rouquine leva ses émeraudes sur son futur, attendant que Kevin poursuive la cérémonie.

_________________
Adela de Cheroy, un fantôme pas si invisible que ça...


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kevindesflandres

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Ven 22 Oct - 21:08

Kévin sourit alors largement ouvrant le livres des vertus.

J'aimerai commencer par une lecture en relation avec cette journée spéciale pour tous et surtout pour deux êtres.

Citation :
Maria vivait avec Giosep qu’elle allait épouser. Tout deux étaient d’humbles vagabonds, mais ils vivaient dans la vertu, en remerciant le Très Haut des bienfaits terrestres dont ils jouissaient. En outre, ils éprouvaient l’un pour l’autre un amour sincère et pur de toute luxure, leur vie était heureuse. Mais un jour, Maria vit en songe un cavalier venant de loin aller à sa rencontre. Arrivé devant sa maison, il mit pied à terre. C'était un homme d’allure majestueuse; il s’avança, et dit :

" Maria, n’aie crainte, car l'Eternel t’aime et t’as choisi. Aussi, un enfant va naître de toi, que tu nommeras Jeshua. Il sera un guide, un messie habité par Dieu. Il portera la parole de Dieu partout ou il lui sera donné d’aller et sauvera le peuple de ses pêchés en lui enseignant la sagesse d’Aristote. "

Le cavalier repartit ensuite vers sa contrée lointaine comme il était venu. Maria se réveilla à ce moment là et vit Giosep devant elle la regarder avec des yeux amoureux.

Et il advint ce que le songe avait annoncé, Marie conçue un enfant, et les deux parent firent en tout selon la prophétie d’Aristote, le nommant Jeshua.

Il marqua alors un moment de pause.

Dans ce texte, un enfant de l'amour entre deux hommes est annoncé. Cet enfant, nous le savons, est le Messie Christos, mais au delà, c'est l'enfant qui nait dans un couple unit autour de leur foi en Dieu et dans les préceptes d'Aristote.

C'est donc dans l'amour que triomphe la vie, et lorsqu'on aime quelqu'un, nulle obstacle, pas même la mort, n'empêche qu'il vive dans notre cœur, qu'il nous aide.

Ainsi est la vie: c'est l'accomplissement de l'union de deux êtres de sexe opposé magnifiée dans le saint mariage voulu par Dieu pour rendre beau, chaste et sacré le don immuable de la vie.
Cette vie qui est une chose si fragile et pourtant pas si légère, n'en faisons pas une déliquescence par nos esprits légers, mais aidons nous à porter ce qui est parfois un lourd fardeau, Dieu vous y aide, mais vous vous aidez aussi, à deux, dans le mariage.

Récitons maintenant notre crédo en signe de notre foi


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Agnes

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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Sam 23 Oct - 9:37

Simple et facile comme une vie parisienne. Frivolité, frou frou ainsi allait la vie de la jeune Agnes depuis qu’elle avait rejoint les terres d’Icie et qu’elle allait de découverte en découverte, d’amusement en amusement avec la très stricte mais néanmoins admirable Première dame de la chambre. C’est entre deux couloir du Louvres qu’elle avait rencontre cette dame. Brune, un peu folle, passionnante et qui la fascinait. C’est ainsi que notre jeune poupée décida de faire fi de l’inconnu qui jadis la terrifiait pour accepter les promesses de la Comtesse Languedocienne, la suivre par mont et par vaux partout ou elle ira pour découvrir ce royaume dont elle connaissait si peu.

Oscar, lui elle ne l’aimait pas. Il avait ce je ne sais quoi dans le regard qui la mettait toujours mal à l’aise. La dernière fois qu’elle avait ressentit un tel trouble elle avait rencontre celui qui allait devenir son parrain mais bon lui c’était l’œil qui la gênait non point le regard. Elle se résolu pourtant à e suivre en Orléanais pour rejoindre Dame Alandrisse au mariage de son oncle.
Cet oncle qu’elle avait cru mort. Qu’elle avait tant pleuré, tant et si bien que sa source lui sembla alors tarie. Elle ne savait trop comment paraitre. Le ravissement ? L’étonnement ? Le dédain ? La colère ?


Vous n’allez pas bien demoiselle ?

Un regard d’azur sur l’écuyer qu’elle avait fini par oublie et la petite si réservé déballa tout ses malheurs.

C’est mon oncle oscar. L’homme qui chez qui la comtesse nous attend est mon oncle.. que j’ai cru mort depuis des années. Et jusqu'à se que Dame Alandrisse ne me dise son nom j’ignorais tout de sa survie.

Il la regarda avec des yeux ébahit. Elle l’assimila rapidement à un poisson qu’on garderait hors de l’eau pour admirer le scintillement de ces écailles. Nahysse aurait rit de cela. Je crois que je ne devrais pas y aller. Cela va me sembler si étrange. Ramène moi en Poitou cela sera mieux. Et de poissonneux le regard vide de l’écuyer en devint tout agacé. Il se mit à la sermonner, invoquant la colère de la comtesse, sa tristesse de ne point les voir, son courroux aussi et refusa tout bonnement de changer de direction. C’est ainsi qu’ils arrivèrent devant les grilles des terres de Cheroy. Que pouvait elle faire devant la volonté d’un homme après tout ? L’écuyer la fit sortir, lui ordonna d’ajuster sa mise se qu’elle fit sans rechigner. Si il y avait bien une chose que la jeune fille ne supportait point c’était bien de voir une robe mise à mal par la négligence de sa propriétaire. Cela et les noble dame qui s’habillait avec un goût pour le moins négligé.
Le paquet bien ficelé et mis à son avantage fut donc remit à la comtesse. Agnes, tentant de dissimuler son trouble, lui fit sa plus belle révérence pour la saluer et la suivit devant une femme qu’elle méconnaissait. Selon sa mise elle en déduit une noble dame, l’exercice lui devenait de plus en plus simple avec les conseils de sa cheffe. Re-révérence donc devant celle qui se révéla Vicomtesse et amie dAlandrisse.


Enchantée de vous rencontrer Vicomtesse.

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Margaut_de_Roanne



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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Sam 23 Oct - 12:11

Une fois n'est pas coutume la petite princesse était sagement assise sur son banc, toujours la tête baissée elle regardait ses bottes se disant qu'elle avait oublié ce détail lorsqu'elle c'était habillé, car ces dernières n'étaient absolument pas assorties à sa tenue. Mais qu'importe de toute manière elle n'était pas là pour ce pavaner. Non, non, non, elle était là pour.... Bah vi pourquoi d'ailleurs ?
La petite duchesse relève la tête regarde autour d'elle puis à ses côtés d'un côté le couple Azz, Gil de l'autre son prince mais rien ne lui disait ce qu'elle faisait là. Elle sent alors une main se saisir de la sienne aussi ses mirettes plonge-t-elle dans le regarde sombre de son aimé
.

Tu sais ma douce, à notre mariage, y aura pas de basse-cour... juste nos parents et nos "vrais" amis.

Margaut lui sourit puis se penche pour murmurer à son oreille.

Tu sais mon prince, il faut dire que je n'ai pas tellement d'amis. A vrai dire mise à par toi je ne connais pas d'autres enfants de nos âges. Si, Sam mais lui étant de la famille il est invité d'office. Je dirais donc qu'il y aura d'avantage la famille que les amis. Puis d'abord on ne sait jamais qui sont nos véritables amis. Mais nous verrons bien tout cela.

- Dis, tu crois que Zébulon s'ennuie pas ?... D'habitude, il accompagne Papounet à l'église... j'espère qu'on s'occupe bien de lui...

Il avait le dont de changer de conversation comme de braie, et bien qu'elle en avait l'habitude elle trouvait toujours cela effarant. Elle fait triste mine en songeant à leur ami l'âne qui lui est resté quelque part tout seul dehors. D'ailleurs en parlant d'ami, zébulon lui il pourrait venir à la noce et même Part Vite et même ......

Imon, tu sais quand on s'épousera et bin Zébulon et Part Vite et ... ils pourront venir pas vrai ? Puisque eux se sont nos amis.

Margaut serre la main d'Eamon et se retourne vers l'allée centrale, elle commençait amèrement à regretter d'être venu se réfugier auprès de Azz et Gil, parce que dès que la cérémonie commencerait au moindre petit bruit tata Azz les arcériseraient (oui bah fusillerait ça va pas et arbalèteriserait c'est à Eamon, alors bah voilà) du regard et ils seraient obligés de rester là sans bouger.
Margaut soupire puis fixe Eamon en exerçant une légère pression sur sa main puis chuchote
.

Je t'avoue que je ne sais pas si Zébulon s'ennuie, mais ce que je sais c'est que moi je m'ennuie à ça vi. Et en plus dès que la cérémonie commencera on pourra plus bouger. Je te promets pas de survivre à ce mariage, je sais même pas qui se marie et ils sont tous habillés en mariés ici comment tu veux qu'on les reconnaissent les mariés ?

Margaut pose sa tête sur l'épaule d'Eamon et ferme les yeux elle se disait que peut être ainsi sa passerait plus vite. Après tout même dans les pires situations son prince était là et le réconfort qu'il pouvait lui apporter suffisait à son bonheur.


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Eamon de Trévière



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MessageSujet: Re: [Mariage du Chef de maison]   Sam 23 Oct - 13:26

C'est vrai, elle avait mille fois raison, des amis, nous n'en avions guère... enfin, des amis de notre âge.
A part petit Sam qui grandissait mais restait encore un peu à la traîne vu son jeune âge, nous ne connaissions pas d'enfants avec qui partager nos jeux et nos réflexions.
Cela dit, une fois ensemble, nous n'avions besoin de personne il faut le reconnaître. Un seul regard de l'autre suffisait à combler une journée de douceur et de réconfort.

Nous grandissions en sagesse, malgré nos tempéraments taquins et primesautiers toujours prêts à faire des farces et nous gausser des fâcheux. Nos identité de vues nous rapprochaient de jour en jour et notre complicité devenait une réelle osmose, au point que bien souvent, un simple regard suffisait à faire comprendre ce que l'autre désirait.

Nous n'échangions pas de longues phrases, il n'en était nul besoin pour savoir ce que pensait l'autre.
Je lui souris tendrement lorsqu'elle parla de nos "invités" à quatre pattes et la rassurai :

- Oui, ma Princesse... Zeb et Part Vite, toussa... seront de la fête Et cette fois, personne n'osera nous dire : "Non... pas de Zeb au mariage !"


Puis, elle enchaîna :

- Je t'avoue que je ne sais pas si Zébulon s'ennuie, mais ce que je sais c'est que moi je m'ennuie à ça vi. Et en plus dès que la cérémonie commencera on pourra plus bouger. Je te promets pas de survivre à ce mariage, je sais même pas qui se marie et ils sont tous habillés en mariés ici comment tu veux qu'on les reconnaissent les mariés ?

Lorsque je sentis sa main presser la mienne, je soupirai de bonheur mais quand elle posa délicatement sa jolie tête sur mon épaule, je frissonnai violemment et ne souhaitai plus qu'une chose : m'isoler avec elle, me retrouver seul avec elle, peu importe où, du moment que ce ne fût plus dans cette foule bigarrée et vaniteuse.

Cette noblesse-là m'irritait un peu... Margaut était noble, fille de noble, mais elle avait en elle une autre noblesse, bien plus discrète, mais bien plus naturelle. Une noblesse qui ne se lit pas sur un blason... La noblesse du coeur. Sans artifice, sans ostentation. Son père, Pierre de Roanne, avait su lui transmettre ces qualités qui font d'un être humain une personne de qualité...
Pure et droite, Margaut ne pratiquait pas la "langue de bois", en cela nous étions semblables également... Je savais que cela ne nous attirerait pas que de la sympathie, mais nous avions, dès notre plus jeune âge, le sens de l'honneur chevillé à l'âme.

Sa dernière remarque me fit sourire, car, une fois de plus, en peu de mots, elle avait su exprimer ce que nous ressentions tous deux : un profond ennui.

Aussi, il ne me fallut qu'une fraction de seconde pour réagir. Son abandon sur mon épaule me fournit LE prétexte. Qu'Aristote me pardonne ce mensonge... je me promis de me confesser rapidement et de faire pénitence pour cette tromperie, mais je ne supporatis pas l'idée de voir Margaut malheureuse.
Je me tournai donc vers Maman et Papounet et leur soufflai :

- Excusez-nous un moment, Margaut ne se sent pas bien... nous allons sortir un instant. Ne vous dérangez pas, nous ne serons pas longs.

Sans laisser le temps à mes parents de réagir, je me levai et délicatement, j'invitai Margaut à faire de même.
Je pus lire dans ses yeux un éclair de reconnaissance et de malice, mais elle se garda bien d'en laisser paraître quoi que ce soit.
Passant alors sur ses épaules un bras protecteur, je l'emmenai discrètement hors de l'église sur le parvis désert et ensoleillé.
Là... je la lâchai et nous partîmes d'un grand éclat de rire : Le plus dur était fait.

Un seul mot lâché en choeur :
- ZEBULON !

Et, en un instant, nous dévalions les marches du parvis et, riant comme des fous, courrions, main dans la main, en direction des écuries.

A peine avions nous investi l'endroit que nous fûmes accueillis par une "HI HAAANNN" sonore et joyeux.
Notre fidèle ami avait été bien soigné mais semblait s'ennuyer autant que nous, entouré qu'il était par tant de "nobles" destriers et haquenées.
Sans un mot, pouffant comme des gosses en train de prélever du bout des doigts de la confiture dans le huchier familial, à l'insu des parents, nous fîmes sortir notre monture et l'entraînèrent hors de l'enceinte du Château sous l'oeil intrigué des gardes.

J'enfourchai, prestement Zeb, comme à mon habitude, sans presque m'aider des mains et, une fois installé, je tendis la main à Margaut :

- Venez, ma Princesse... vostre fier destrier nous ramène en nostre demeure mimizanaise !

Elle me regarda l'oeil brillant de défi et de bonheur et, sans se faire davantage prier se hissa souplement sur le dos de notre Zeb.... Je l'installai devant moi et la serrai dans mes bras.

- Prête ?...

Et, sans attendre, talonnai doucement Zebulon en lui murmurant :

- A la maison mon ami...



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