Maisons des Chéroy


 
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 Un peu d'Histoire

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ursus

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Date d'inscription : 24/06/2007

MessageSujet: Un peu d'Histoire   Mar 25 Déc - 16:14

http://www.ot-cloyescanton.fr/le-canton/arrou

Le Mée, hameau, en décembre 1209, Robert du Mée concède au prêtre d'Arrou, qui dessert sa chapelle du Mée (cartulaire de Saint-Père-en-Vallée).

Mez, 1385 (registre des contrats du chapitre de Chartres),

Le Mées, 1450 ;

Mésy, 1486 (charte de la seigneurie de Courtalain).

Le fief du Mée relevait du comté de Dunois et ressortissait pour la justice au baillage de Châteaudun. Ancienne châtelleniz (1484) qui fut démembrée de celle de Courtalain. Il y avait encore en 1766, dans la basse-cour du château clos de fossés, une petite chapelle dédiée à saint-Blaise ; l'ancienne, bâtie en pierres, servait de grange à cette époque. Ce ne fut dans l'origine qu'un domaine cultivé par un colon partiaire, comme l'indique l'étymologie de son nom Meseia (proedium quod colono partiario colitur), d'où est venu celui de Meisteria (mestairie). Le Mée était divisait en Petit et Grand.







Dernière édition par ursus le Mar 25 Déc - 16:28, édité 1 fois
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ursus

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MessageSujet: Re: Un peu d'Histoire   Mar 25 Déc - 16:16

http://arrou.fr/uploads/il%20etait%20une%20fois%2016.pdf

Il était une fois Arrou. Abbée Eugène Wagner vers 1890

Grand-Mée (le) : écart à 1 kilomètre d'Arrou. En 1385, l'endroit s'appelait Mez ; Le Mée en 1450, Mésy en 1486.

Le Grand-Mée n'est plus aujourd'hui qu'une petite maison bourgeoise entourée de fossés avec basse cour et communs. C'était autrefois, une importante seigneurie dont on voit encore quelques débris dignes d'intérêt. La maison du maître actuelle, construite par la majeure partie en pierres tendres, ne présente qu'un petit corps de logis élevé d'un rez-de-chaussée et couvert en ardoises. Elle est dépourvue de toutes ornementations tant à l'intérieur qu'à l'extérieur et ne paraît pas remonter au delà de la fin du règne de Louis XV. Est-ce le bâtiment auquel l'abbé Bordas fait allusion quand il dit : « un simple corps de logis, entouré de fossés à eau, forme le château du Mée ? »

Cela n'a rien d'improbable; mais sans titres établissant bien l’origine de la construction actuelle, il nous est assez difficile de l'affirmer. Toujours est- il que cette maison d'assez simple apparence n 'a rien par elle-même qui attire l’attention, il n'en est pas de même de son entourage. D 'abord sur le terre-plein où elle est assise et qui forme une motte féodale, se voit encore trois fois fragmentés d'anciennes murailles. L'épaisseur, la solidité et la disposition de ces débris accusent une puissante construction féodale, un donjon carré remontant XIème siècle.
Ce donjon était enfermé dans une enceinte profonde par les douves d'une basse-cour. Les fossés ont moins bien soufferts que le donjon, puisqu'ils sont encore aujourd'hui à peu près ce qu'ils étaient à leur origine. Ceux de l'enceinte intérieure qui décrivent un quadrilatère irrégulier, ont bien une largeur moyenne de 12 mètres sur une profondeur de 5 mètres ; ils sont en cuvette généralement remplis d'eau à une hauteur de 2 mètres. Quant aux douves de la basse cour, dont l'étendue est plus considérable que celle de l’enceinte intérieure, celles-ci sont moins régulières et en général moins larges et moins profondes. Autrefois, pour arriver au donjon, on devait franchir deux ponts-levis.

Aujourd'hui les fossés sont comblés par de forts massifs, terre et maçonnerie ; à la place même où se trouvaient les ponts-levis de sorte que l'accès a lieu de plain-pied. Dans la basse-cour qui sert actuellement aux besoins d'une mine d'exploitation rurale, on refait une petite chapelle à voûte en merrain et à quelques pas plus loin, un fort beau puits bien muraillé qui parait remonter au XVème ou XVIème siècle.

Encore bien que le sol, sur lequel sort assis tous ces débris intéressants ils ne manquent pas d'un certain pittoresque dans leur ensemble, entourés de jardin et de bois d'ombre et de fraîcheur. Ce n'est du reste qu'en les abritant qu'on les aperçoit et la première impression qu'ils causent est un sentiment de surprise.

Qui peut s'attendre, en effet à trouver des restes d'un vieux donjon dans ce pays peu accidenté, au milieu de ce petit bouquet d'arbres, à quelques pas de ses fermes si simples et si tranquilles ? Il est vrai que depuis longtemps, l'endroit n'a rien de beau et qu'en somme il présente plutôt l’aspect d'un paisible ermitage que d'une ancienne seigneurie. Le propriétaire actuel Mr Poussard est un ancien fermier qui ne jure pas avec ce calme du milieu. Il s'intéresse davantage aux cultures voisines qu'aux vieux souvenirs des lieux qu'il habite, cela se comprend aisément d'un ancien cultivateur.

Quoiqu'il en soit, le Grand-Mée n'en a pas moins été une seigneurie importante de l'ancien Dunois dont l'origine remonte au moins au XIIème siècle.

Et nous ne croyons pas le moins du monde que le vieux-châteaud, ont nous voyons encore quelques infimes débris, ait succédé à un simple domaine rural comme le dit Mr Lefèvre dans ces quelques lignes, ce ne fut dans l'origine, qu'un domaine cultivé par un colon partiaire comme l'indique l'étymologie de son nom Méseire. Mais rien dans ce qui nous reste n'est de nature à confirmer une pareille assertion. Autrement, à supposer que l'étymologie soit de la plus rigoureuse exactitude ; il faudrait dire que depuis bien des siècles, tous les vestiges de la demeure de l'ancien colon partiaire, ont disparu d'abord sous les constructions, puis sous les ruines du château.

Dans le domaine des hypothèses on peut s'y contenter d 'affirmer que le Mée a été une seigneurie importante du Dunois et une châtellenie distraite de celles de Courtalain.

D'après le cartulaire de St Père en décembre 1209, Robert du Mée concéda au prêtre d'Arrou qui desservait sa chapelle du Mée, un sentier à travers son Plessis du Mée, par où pouvait se rendre à la chapelle, le chapelain et son père. De ce qui précède, il résulte que le Mée, comme grande seigneurie, avait sa chapelle dès le commencement du XIIIème siècle.

Rien d'étonnant, en 1766 il y avait encore dans la basse cour du château, une petite chapelle dédiée à St Blaise ; probablement celle dont on voit encore aujourd'hui. Le mois d'août 1210, le même Robert du Mée donna à I'abbaye de la Madeleine de Châteaudun ce qu'il y avait sur la terre de la Bertinière, pour son anniversaire et celui de sa femme Pehonille. Après avoir appartenu à la maison des d'Avaugour, seigneur de Courtalain, le Mée passe à Jean du Plessis seigneur de Châtillon-au-maine, par son mariage avec Catherine d'Avaugour.

En 1467, Jean, comte de Dunois fit remise aux nouveaux propriétaires du rachat qui lui était dû pour la seigneurie du Mée ; Guillaume du Plessis, fils de Jean et de Catherine qui épouse en 1484 Catherine du pays de Beaujeu, fut après un chapelain du Mée qu'il laissa à son fils Marin Duplessis, épouse de René Tréculin, d'Anne de Richeville. René Duplessis, gentilhomme de la chambre du roi, gouverneur des villes et château de Châteaudun, fils des précédents hérita de la seigneurie du Mée. Il épousa en 1568, Claude de Beaufils, seigneur du Tronchet et de Jean de Villeray.

Ce René Duplessis était encore seigneur du Mée quand le 25 juin 1586, Marie de Bourbon duchesse de Longueville, veuve d'Eléonore d'Orléans, vendit foi et hommage au roi et son comté de Blois.

Dans cet aveu, la seigneurie du Mée figure au nombre des fiefs vassaux du comte de Dunois, en ces termes.
Le Mée « noble homme René Duplessis tient le fief du dit comté de Dunois son chatel et châtellenie du Mée, avec tous droits appartenant au seigneur châtelain, étant ledit chatel, clos de fossés, le tout contenant 2 arpents de terre, plus 7 arpents plantés en bois tant de haute futaie que de charmes.

Plus en l'enclos on y compte 11 arpents, 6 boisseaux de terre, tant en pâture, jardins que fossés, plus de 40 arpents de bois en deux pièces. Le tiers de terre tant en labour que d'herbage.

Plus droits de grosses et immenses demes, en toute la terre et seigneurie du Mée qui sont de la paroisse d'Arrou seulement.

Plus deux corvées par an, de tous ces sujets pour la réparation et la fortification de sa maison et fossés et autres besognes, une au mois de mars et l'autre en septembre. Plus sont les dits sujets tenus de lui porter un gâteau quand il marie fils ou fille.

Puis sur la métairie de la Guillemardière, contenant 7 muids et demi de terre, le sieur du Mée a droit d'en prendre, chaque an, 4 deniers de cens, 43 Sous, 5 deniers de rente, 3 pains,7 setiers, un muid d'avoine et un jambon.

Sur la métairie du Grand Rouillon, contenant 4 muids, 4 setiers, 1 denier de cens, 40 sols tournois de rente, I pain, I poule, 6 poulets, 1 jambon, 2 fromages, 5 setiers.

La métairie du Petit-Rouillon, contenant 3 muids de terre, 10 sols tournois de cens, 2 pains,2 poules, 2 setiers d'avoine et droits de terroyer.

Sur la métairie de la justicière, contenant 7 muids de terre, 5 sols tournois de cens, 18 sols tournois de rente, 2 pains, 2 poules, 3 setiers et 6 boisseaux d'avoine.

Sur la métairie de la Bertinière, contenant 7 muids, 8 setiers de terre, 3 deniers de cens, 23 sols, 9 deniers de rente, 2 pains, 2 poules, 3 setiers, 6 boisseaux d'avoine. Sur une noue assise à la Bertinière contenant 9 boisseaux de terre, 48 sols de rente et 2 chapons.

Sur la terre du Grand Sernerville, contenant 7 muids de terre, 16 sols, 8 deniers de cens, 18 sols de rente, 2 pains, 2 poules, 2 deniers, et 3 setiers d 'avoine.

Sur la métairie du Crochet, 3 setiers, un mino d'avoine et un de blé.

Sur le Viabon, 9 boisseaux de blé et 3 setiers d 'avoine.

Sur la Carrelière, 3 boisseaux de blé.

Sur la Rancisière, 2 setiers d 'avoine.

Lesquelles métairies du Crochet, Viabon, Carrelière et Lancisière doivent cens et rentes au seigneur du Mée ; 7 sols tournois de cens, 18 livres de rente, 4 chapons et 2 fromages.

Sur les métairies de Pégnotière, Mazurièret Praçoisière, avec les vassaux qui en suivent : Ier vassal- le seigneur des Adrets, François d'Illiers qui en son lieu et maison des Adrets, en la paroisse de la Bazoche-Gouet, consistant en maisons, murs, courtilles et places, contenant 7 arpents avec 92 arpents de terre, 6 arpents de prés, 6 de noues, droit de cens et rentes sur plusieurs héritages montant à la somme de 66 sols, 1 denier avec vassaux qui sont : le dit seigneur du Mée pour la métairie du Centre, Courtille contenant 26 arpents de terre.

L'Aigre, paisible rivière nait à Tripleville, est alimentée par l'eau d'une source profonde et abondante, la Canche, ainsi que par de nombreuses autres sources.
Son débit régulier et uniforme tout au long de l'année sauf pendant les périodes de grandes sécheresse, alimente en eau de nombreux moulins, sur la commune, ils étaient 5, tous datés 13ème siècle environ.
- Moulin Rouge est aujourd'hui une ferme.
- Moulin du Petit Saint Laurent, anciennement « Chavanz ».
- Moulin Haton.
- Moulin de Charray, dénommé « le pauvre sac » est toujours en activité.
- Moulin de Seguin a complètement disparu.

Historique :
Les moulins hydrauliques commencent à s'implanter au 9ème siècle, à l'époque carolingienne.
L'implantation s'intensifie avec l'expansion de l'économie des 11ème et 12ème siècles. A la fin du 13ème siècle, les sites sont fixés en aval de la Canche et ne varieront plus.
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